Décrivez les travaux
Le questionnaire s’adapte aux panneaux solaires, à la PAC, à l’ITE, à la façade, aux ouvertures ou à la toiture.
Des travaux qui modifient l’aspect extérieur d’un bâtiment (panneaux solaires, isolation extérieure, toiture, fenêtres, PAC visible) relèvent d’une déclaration préalable ; une création de surface importante relève du permis de construire. En zone ABF (abords d’un monument historique, site patrimonial remarquable, site classé ou inscrit), l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France s’ajoute et porte le délai d’instruction d’une DP de 1 à 2 mois.
Décrivez votre projet et indiquez son adresse. Nous identifions la démarche probable et vérifions automatiquement les principales protections patrimoniales pouvant entraîner une consultation de l’Architecte des Bâtiments de France. Pour la règle complète, lisez le guide Zone ABF : comment savoir et quoi déposer, sous l’assistant.
Assistant Démarcheco
Estimation indicative basée sur vos réponses et les données publiques disponibles.
Choisissez le projet principal. Les questions suivantes s’adapteront automatiquement.
Sélectionnez un type de travaux pour continuer.
L’adresse permet de géolocaliser le projet et de vérifier automatiquement les principales protections patrimoniales publiées.
Sélectionnez une adresse proposée afin de lancer l’analyse. Aucune question manuelle sur la zone ABF n’est nécessaire.
Sélectionnez une adresse dans la liste proposée.
Ces informations permettent de distinguer un projet classique, une régularisation ou une situation nécessitant une analyse approfondie.
Répondez aux trois questions pour continuer.
Le questionnaire ci-dessous est adapté au projet sélectionné.
Répondez aux questions affichées pour obtenir le résultat.
L’assistant croise la nature des travaux, leur état d’avancement et la localisation du projet. Le résultat reste une estimation : le règlement local et la configuration exacte du bâtiment peuvent modifier la procédure.
Le questionnaire s’adapte aux panneaux solaires, à la PAC, à l’ITE, à la façade, aux ouvertures ou à la toiture.
L’adresse est géocodée puis comparée aux principales servitudes patrimoniales publiées par les services publics.
Déclaration préalable probable, régularisation, absence de formalité apparente ou analyse approfondie.
L’expression « zone ABF » est couramment utilisée lorsqu’un projet se situe près d’un monument historique ou dans un secteur patrimonial protégé. Cette situation peut influencer les matériaux, les teintes, l’aspect extérieur du bâtiment et les pièces demandées dans le dossier d’urbanisme.
Avec l’assistant Démarcheco, vous n’avez pas besoin de connaître vous-même le nom de la servitude. Saisissez l’adresse exacte du chantier : elle est géolocalisée, puis comparée aux principales données patrimoniales publiées sur le Géoportail de l’urbanisme.
La détection utilise les données publiques disponibles. Elle constitue une première vérification et non une décision administrative. Dans certaines situations, l’étendue exacte des abords, la covisibilité ou une donnée en cours de mise à jour doivent encore être confirmées par la mairie ou l’UDAP.
Votre maison est en « zone ABF » si elle se trouve dans les abords d’un monument historique (rayon de 500 m avec covisibilité, ou périmètre délimité des abords), dans un site patrimonial remarquable, ou dans un site classé ou inscrit. Dans ces secteurs, la déclaration préalable passe devant l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) et s’instruit en 2 mois au lieu d’un. Environ un logement sur quatre est concerné par une zone de protection.
| Type de protection | Périmètre | Avis de l’ABF | Où le voir |
|---|---|---|---|
| Abords d’un monument historique (classé ou inscrit) | 500 m autour du monument avec covisibilité, ou périmètre délimité des abords (PDA) | Conforme | Atlas des patrimoines ; Géoportail de l’urbanisme, servitude AC1 |
| Site patrimonial remarquable (SPR : ex-secteur sauvegardé, AVAP, ZPPAUP) | Périmètre délimité (centre ancien le plus souvent) | Conforme | Atlas des patrimoines ; Géoportail, servitude AC4 |
| Site classé | Périmètre délimité | Conforme | Atlas des patrimoines ; Géoportail, servitude AC2 |
| Site inscrit | Périmètre délimité | Simple (consultatif) | Atlas des patrimoines ; Géoportail, servitude AC2 |
| Immeuble protégé par le PLU (L.151-19) | Bâtiment identifié au règlement | Pas d’ABF, mais prescriptions du PLU | Règlement et plan de zonage du PLU |
| Hors de ces périmètres | — | Aucun | Déclaration préalable ordinaire, 1 mois |
Faites défiler le tableau →
Article L.621-30 du Code du patrimoine : un immeuble est protégé s’il est à moins de 500 mètres du monument et visible depuis lui ou en même temps que lui (covisibilité). C’est l’ABF qui apprécie la covisibilité.
Dessiné sur mesure autour du monument, il remplace le cercle : tout ce qui est dedans est protégé, rien à l’extérieur. Fin 2022, seuls 6,5 % des monuments en avaient un.
Centres anciens et quartiers protégés depuis la loi de 2016, qui regroupe secteurs sauvegardés, AVAP et ZPPAUP : avis conforme sur tout le périmètre.
Les deux cartes sont publiques et gratuites. L’atlas est le plus lisible pour un particulier ; le Géoportail de l’urbanisme est la source juridique (89 794 servitudes publiées au 14 octobre 2026). L’assistant en haut de page croise les mêmes données publiques.
Si la commune n’a pas encore publié ses servitudes, le certificat d’urbanisme (cerfa 13410*13) et le service urbanisme donnent la réponse officielle ; l’UDAP du département (unité départementale de l’architecture et du patrimoine) propose une consultation préalable gratuite, plus de 200 000 par an.
En zone ABF, la déclaration préalable n’est pas refusée d’office : elle est instruite plus longtemps, avec des pièces renforcées et un avis qui s’impose à la mairie (source : ministère de la Culture, travaux en site protégé).
Déclaration préalable : 1 → 2 mois ; permis de construire de maison : 2 → 3 mois (8 mois en site classé) ; autres permis : 3 → 4 mois. La majoration est notifiée dans le mois du dépôt.
Conforme en abords de monument historique, SPR et site classé : la mairie ne peut pas passer outre un refus. Simple en site inscrit : consultatif, mais le maire peut refuser pour un motif paysager.
Article L.632-2 du Code du patrimoine : si l’ABF ne répond pas dans le délai qui lui est imparti (un mois en pratique pour une DP), son accord est réputé donné. Un avis défavorable doit mentionner les voies de recours.
Photomontage depuis l’espace public et depuis le monument, notice des matériaux et modalités d’exécution, parfois des exemplaires papier en plus ; cases SPR / abords MH à cocher dans le cerfa 16702*03.
Aucune prescription nationale n’est publiée pour les travaux d’énergie : chaque UDAP applique ses pratiques, parfois une charte photovoltaïque de la DRAC. Voici les pratiques courantes que nous anticipons dans chaque dossier, pour éviter le refus plutôt que le subir.
L’article L.111-16 ne protège pas les panneaux en zone ABF (L.111-17) : l’ABF peut refuser ou prescrire. Pratiques courantes : modules noirs ou anthracite, pose encastrée, versant non visible, surface limitée. Déclaration préalable panneaux solaires →
La dispense du décret 2026-117 ne s’applique pas en secteur protégé : déclaration préalable même si l’unité est cachée. L’ABF prescrit souvent un habillage, une teinte ou un déplacement. Déclaration PAC et climatisation →
Dérogation de 30 cm au PLU exclue ; bardage souvent refusé, enduit à la chaux et restitution des modénatures généralement demandés sur le bâti ancien. Déclaration préalable ITE →
Même la réfection à l’identique passe en déclaration préalable ; matériaux imposés par l’ABF, bac acier souvent refusé en centre ancien. Déclaration préalable toiture →
Mêmes règles que les panneaux en toiture : déclaration préalable et avis de l’ABF, avec les mêmes exigences d’intégration. Déclaration préalable SSC →
L’UDAP reçoit sur rendez-vous avant le dépôt (plus de 200 000 consultations par an) : de quoi valider l’intégration du projet avant de déposer.
À titre d’information : un refus de déclaration préalable fondé sur un avis défavorable de l’ABF se conteste d’abord devant le préfet de région, par lettre recommandée dans les 2 mois suivant la notification, en demandant la médiation de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture. Le préfet statue sous 2 mois ; son silence vaut rejet. Ce recours est un préalable obligatoire avant le tribunal administratif ; si l’avis est infirmé, la mairie a un mois pour statuer à nouveau.
Chiffres du ministère (réponse au Sénat du 12 octobre 2023) : environ 515 000 dossiers par an et 7 % d’avis défavorables ; en 2022, 930 recours, 97 examinés en commission, 45 acceptés. Dans la plupart des cas, un projet modifié (pose encastrée, versant non visible, teinte, habillage) redéposé est la voie la plus rapide : c’est celle que suit Démarcheco, qui ne forme pas de recours. Que faire après un refus →
Démarcheco vérifie le secteur de chaque chantier avant le devis, adapte le projet aux pratiques de l’UDAP, prépare les pièces renforcées (photomontage depuis le monument, notice DPC11), dépose le dossier, relance et le suit pendant les 2 mois d’instruction, jusqu’à la décision. Dossier mairie complet envoyé sous 24 h après réception des pièces ; tarif fixe par dossier, communiqué par téléphone.
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Renseignez l’adresse exacte dans l’assistant. Elle est géocodée puis comparée aux principales servitudes patrimoniales disponibles, notamment les données AC1 relatives aux monuments historiques et AC4 relatives aux sites patrimoniaux remarquables.
Pas systématiquement. Un périmètre délimité des abords peut remplacer la logique de distance. Lorsqu’il n’existe pas, la situation peut aussi dépendre de la visibilité entre le projet et le monument. C’est pourquoi l’outil affiche une réserve lorsqu’une confirmation humaine reste nécessaire.
Les travaux modifiant l’aspect extérieur sont particulièrement concernés : panneaux photovoltaïques, isolation extérieure, ravalement, changement de teinte, fenêtres, volets, Velux, toiture, pompe à chaleur ou climatisation visible.
Non. Elle n’interdit pas automatiquement le projet, mais elle peut entraîner une analyse patrimoniale et des prescriptions sur l’implantation, les matériaux, les couleurs ou la visibilité des équipements.
Non. Il fournit une orientation fondée sur les informations renseignées et les données publiques disponibles. Seule l’autorité compétente peut confirmer définitivement la procédure et statuer sur le projet.
Les données peuvent être incomplètes, certaines protections peuvent être en cours de mise à jour et la covisibilité avec un monument peut nécessiter une appréciation. Les règles du PLU ou du PLUi doivent également être contrôlées.
L’assistant oriente alors vers une régularisation. Il est généralement nécessaire de reconstituer le projet, de fournir des plans et des photographies, puis de déposer la demande adaptée à la situation existante. Voir la page régularisation de travaux.
Quatre vérifications gratuites : l’Atlas des patrimoines du ministère de la Culture (atlas.patrimoines.culture.fr) en ne cochant que les couches abords de monuments historiques, sites patrimoniaux remarquables, sites classés et sites inscrits ; le Géoportail de l’urbanisme, où les servitudes AC1 (monuments historiques et abords) et AC4 (sites patrimoniaux remarquables) sont publiées ; les annexes « servitudes » du PLU de la commune ; et une consultation préalable auprès de l’UDAP (Unité départementale de l’architecture et du patrimoine). Seul l’ABF apprécie la covisibilité avec le monument. La section atlas des patrimoines et Géoportail pas à pas détaille chaque étape.
C’est la carte officielle du ministère de la Culture (atlas.patrimoines.culture.fr). Elle affiche les monuments historiques classés ou inscrits, leurs périmètres d’abords (rayon de 500 mètres par défaut ou périmètre délimité des abords), les sites patrimoniaux remarquables et les sites classés ou inscrits. En saisissant une adresse, vous voyez si la parcelle se situe dans l’un de ces périmètres. L’assistant ci-dessus croise les mêmes données publiques, complétées par celles du Géoportail de l’urbanisme.
Un secteur protégé regroupe les abords d’un monument historique, les sites patrimoniaux remarquables (anciens secteurs sauvegardés, AVAP, ZPPAUP), les sites classés ou inscrits et les réserves naturelles. Dans ces secteurs, le délai d’instruction d’une déclaration préalable passe de 1 à 2 mois, l’avis de l’ABF est conforme (il s’impose à la mairie) en abords de monument historique et en site patrimonial remarquable, et le silence de l’ABF vaut accord. Certaines dispenses ne s’y appliquent pas : depuis le 1er mars 2026, une pompe à chaleur dont l’unité extérieure n’est visible ni depuis l’espace public, ni depuis une voie ouverte au public, ni depuis un autre bâtiment est dispensée de déclaration hors secteur protégé, mais reste soumise à déclaration dans un secteur protégé.
Un refus fondé sur un avis défavorable de l’ABF se conteste d’abord auprès du préfet de région, par lettre recommandée dans les deux mois, en demandant la saisine de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture ; le silence du préfet pendant deux mois vaut rejet. Ce recours préalable est obligatoire avant le tribunal administratif. Pour des panneaux solaires, un projet modifié (pose encastrée, versant non visible, teinte sombre) est souvent accepté au second dépôt. Voir la page refus de déclaration préalable.
Par défaut, les abords d’un monument historique sont un rayon de 500 mètres autour du monument, avec une condition de covisibilité : votre bâtiment est protégé s’il est visible depuis le monument ou en même temps que lui. Quand un périmètre délimité des abords (PDA) a été créé, c’est lui qui s’applique, quelle que soit la distance. L’atlas des patrimoines et la servitude AC1 du Géoportail de l’urbanisme affichent le cercle ou le périmètre.
Deux mois pour une déclaration préalable au lieu d’un mois, trois mois pour un permis de construire de maison individuelle au lieu de deux. La majoration est notifiée dans le mois suivant le dépôt. L’ABF dispose en pratique d’un mois pour rendre son avis ; passé ce délai, son accord est réputé donné.
Oui. L’article L.632-2 du Code du patrimoine prévoit qu’en cas de silence de l’Architecte des Bâtiments de France dans le délai qui lui est imparti, son accord est réputé donné. En revanche, la mairie reste libre de s’opposer pour un motif d’urbanisme.
L’avis conforme (abords de monument historique, site patrimonial remarquable, site classé) s’impose à la mairie : elle ne peut pas autoriser un projet refusé par l’ABF. L’avis simple (site inscrit) est consultatif : le maire peut passer outre, mais il peut aussi refuser pour un motif paysager (CAA Versailles, 5 juin 2025).
Oui, sauf sur un monument classé. La protection de l’article L.111-16 (le PLU ne peut pas interdire les panneaux) ne s’applique pas dans ces secteurs (article L.111-17) : l’ABF peut refuser ou prescrire. Pratiques courantes des UDAP : modules noirs ou anthracite, pose encastrée, versant non visible, surface limitée. Un photomontage depuis le monument et la notice DPC11 sont indispensables.
Non. La proposition de loi Verzelen sur les missions des architectes des Bâtiments de France a été adoptée par le Sénat le 19 mars 2025 et transmise à l’Assemblée nationale (texte n° 1160), sans date d’examen au 14 octobre 2026. Elle ne modifie ni les délais, ni le silence valant accord, ni le caractère conforme de l’avis.